Лилии не прядут
La propagation du Catharisme en Europe.
De Liège à Cologne, de Milan à Carcassonne... la propagation a été incroyable et sans précédent.
Les premières communautés Cathares occidentales, véritablement organisées autour d'évêques et hiérarchisées avec un clergé, des catéchumènes et des fidèles, datent du milieu du XIIème siècle, elles étaient à Liège et en Rhénanie.
Ces communautés, peu nombreuses, étaient régulièrement décimées par des campagnes de répression ce qui les a amenées à devenir clandestines.
C'est à peu près à la même époque qu'une agitation hérétique plus longue s'est installée en Champagne, en Flandres et en Italie du Nord.
En 1145, lors du passage de Bernard de Clairvaux dans le Midi de notre pays, l'hérésie était installée dans des bourgades proches de Toulouse et d'Albi.

En 1170, une Assemblée Générale des Eglises Cathares Occidentales s'est réunie publiquement à Saint Félix de Lauragais, aux limites du Comté de Toulouse.
L'authenticité de cette réunion est attestée par des documents contenus dans la "Charte de Niquinta" dont il nous reste une mauvaise copie, la plupart des feuillets originaux ont été égarés ou détruits, mais les preuves sont incontestables.

A ce moment-là, il y avait quatre évêchés Cathares : Albigeois, Toulousain, Agenais et Carcassès.
Durant la seconde moitié du XIIème siècle, l'hérésie a été combattue, réprimée et éradiquée un peu partout, mais elle vivait de façon clandestine, secrète et discrète.
Dans les Comtés de Toulouse et de Foix, Albi, Béziers et à Carcassonne dans Les vicomtés de Trencavel, elle était tolérée.

Les quatre évêchés Cathares implantaient paisiblement leurs maisons religieuses à l'abri des sites fortifiés dont les seigneurs et co-seigneurs (les Dames en tête) protégeaient (ou adoptaient) ouvertement cet ordre chrétien qui refusait les dîmes, les révérences à Rome et il était "réputé" pour avoir le "grand pouvoir" de sauver les âmes.
Le réformisme chrétien du moment appelé Catharisme se présentait comme une pratique religieuse, une volonté de conformité au modèle de vie des apôtres, un idéal de retour aux sources de l"Eglise primitive.
La "marque" de cette Eglise Cathare qui voulait représenter la vraie église des apôtres, respectait trois rituels et deux traités en latin et en occitan.
Elle prônait la fidélité absolue aux préceptes de l'Evangile, à l'exclusion de toutes les inventions postérieures à la Papauté, que ce soit en matière de dogmes, de liturgie ou de sacrements.
Взято с lemiroirdutemps